Gilets jaunes à Paris samedi 24 novembre, le but est d’approcher l’Élysée

Les protestations de gilets jaunes qui ont fait 2 morts et plus de 400 blessés, se poursuivront le 24 novembre à Paris place de la Concorde pour marcher vers l’Élysée. Cela a été confirmé par plusieurs porte-paroles du mouvement qui s’est organisé à travers le pays via les réseaux sociaux. Quoi qu’il en soit, samedi s’annonce fort mouvementé.

Appels à la manifestation

Les gilets Jaunes se réuniront le samedi 24 novembre à Paris. Le rassemblement ne sera pas interdit, annoncé par le gouvernement. Certains périmètres seront toutefois bouclés. Au moins, 20 000 manifestants sont attendus. «Nous ne cherchons pas à affronter les forces de l’ordre, mais à approcher l’Élysée», a souligné Virginia, salariée intérimaire. « Rien n’empêche les touristes d’y assister. Nous y serons incognito. Puis, au signal donné, nous sortirons nos gilets ».

Frank Buhler, l’un des initiateurs du mouvement de protestation, a publié une annonce dans un message vidéo sur Facebook. Il appelle les manifestants à se déployer sur toute la ville. « Le 24 novembre, Paris sera bloqué, le 24 novembre, Paris sera une ville morte ». La vidéo a été vue plus de 165 000 fois, et 13 000 fois partagée avec plus de 2.300 commentaires.

Une autre page Facebook, nommée  » Acte 2 Toute la France, à Paris  » créée par Eric Drouet de Melun, au sud de Paris, donne rendez-vous samedi sur la place de la Concorde, à Paris. L’événement du lundi après-midi a déjà compté plus de 23.000 participants et 164.000 « intéressés ».

Mais comme l’avait prédit le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, le Premier ministre a affirmé que le gouvernement ne reculera pas et que  » la trajectoire carbone sera maintenue « .

Le gouvernement compte maintenir son cap

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a en outre réitéré dans une interview qu’il ne reculera pas sur la taxation du carburant.

« Ils demandent à pouvoir vivre décemment de leur travail, que leurs enfants vivent mieux qu’eux. C’est pourquoi nous préférons taxer le carburant et non le travail et nous avons mis en place des dispositifs pour les accompagner, car la transition écologique est difficile », a expliqué Griveaux. Il a ajouté que la France doit être retirée de son régime pétrolier actuel. Et « si dans 18 mois, les pays producteurs décident d’augmenter le prix du baril, cela affectera directement la situation économique du peuple français ».

Par ailleurs, en Wallonie, plusieurs dépôts de carburant sont actuellement à cours de ravitaillement. De ce fait, certaines stations-service de Total de se retrouvent temporairement en situation de pénurie.

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